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jeudi 20 août 2015

Far West (partie 5)

On a bien dormi à Loguivy. En plus, il y a des toilettes publiques ce qui rend le coin bien pratique pour nous. 
On avait repéré la poissonnerie en arrivant donc vers 9h on a été faire la commande d'un plateau de fruits de mer adapté à nos goûts. On a choisit notre crabe, qui s'est débattu pour ne pas être pêché dans le vivarium, et on a choisit quelques huîtres, des crevettes roses et grises et des palourdes. Le tout pouvait être prêt pour midi. Du coup on a passé la matinée au port de Paimpol avec la sœur de l'Homme.
Quand on a récupéré notre plateau, on a découvert qu'en plus d'avoir cuit le crabe, il était prêt à être manger (le corps en partie nettoyé et les pattes pré-cassées) et que les palourdes et huîtres étaient ouvertes. Les crevettes étaient super bonnes, le crabe excellent et les coquillages délicieux. Un vrai régal! 
Loguivy à marée basse le matin.
On a fait le tour de Lannion par la côte mais on ne peut pas dire que le coin soit très camping-car friendly. Les panneaux "interdit aux camping-car" se succèdent, les routes sont étroites, les parkings barrés et les aires de stationnement ressemblent à des parkings de supermarché payant de surcroît. 

On a quand même trouvé un coin pour se garer et voir la mer. Il me semble que c'était vers Plougastel. Au début il faisait beau, alors on a tenté une baignade. Le coin est plutôt joli mais l'eau est froide. On n'est pas rester très longtemps. 

Ensuite on a filé vers Roscoff avec l'intention de passer un peu de temps sur l'île de Batz. On est arrivé un peu tard pour sûre ça vaille le coup du coup on a cherché un coin pour dormir. Les aires indiquées étaient soit pleines soit désaffectées. Finalement, on a trouvé à 50 m d'une aire bondée, juste devant une vielle bâtisse. Et la vue est imprenable.

mercredi 19 août 2015

Far West (partie 3)

Le soir de la journée au Mont Saint Michel, on a fait route vers le cap Fréhel. On a serré le frein à main le long de la petite route entre llée cap et Fort La Latte. La vue n'est-elle pas magnifique? 
Le jour :
La nuit:

Le lendemain matin, on a pris les vélos pour aller jusqu' au phare du cap (en fait on a repris les vélos pour retourner jusqu'au phare puisque la veille on a pédalé comme des dératés pour voir le coucher du soleil entre deux tartines d'apéro...). Il faut savoir que le parking au pied du phare coûte 1€ pour les motos, 2€ pour les voitures et 4€ pour les camping-car et bus. D'où le parking sauvage et les vélos. 
Comme je ne pense pas avoir déjà grimper en haut d'un phare, on est monté en haut de celui-ci. Il fait 147 marches, ce qui n'est pas si horrible que ça à montrer malgré les mollets fatigués par le vélo (ça devait bien faire 3 ans que j'avais pas fait de vélo).
Ensuite, on a fait le tour du cap. Et j'ai joué avec la fonction panorama de mon téléphone portable...
Pis l'Homme a eu l'air pensif...
Puis, on est rentré au camion parce qu'on avait faim. Y a pas à dire, la vue de la salle a manger de notre résidence mobile, elle est top!
On avait dit qu'on arrêtait là les activités physiques. Alors on a relocalisé la résidence sur le parking du Fort La Latte pour une visite que l'on pensait tranquille. Finalement on a changé d'avis et suivi le GR le long de la côte jusqu'au port de Saint Géran. Et on est rentré prendre une douche (ça marche vraiment bien, pis après nos deux douches il restait de l'eau pour une lessive alors maintenant tout sens bon).

Ensuite, on voulait aller au cinéma avec la contrainte d'un ciné acceptant les codes Orange du mardi. Le seul dans les environs est à Pléneuf-Val-André. Le bouquin des aires de camping-car proposait une aire au niveau du port de Dahouët. Il y avait peu de places sur un quai appartement désaffecté. L' aire en elle-même avait été déplacée ailleurs a-t-on découvert le lendemain (à 6€ les 24h, l'aire offre des sanitaires et de quoi vidanger et recharger les réservoirs moyennant quelques € supplémentaires mais pas  de vue). Du coup on a repris les vélos pour foncer au casino de Pléneuf voir Mision impossible 5.

À la sortie du ciné, après un très bon film, on a les crocs. On a choisit "Au petit creux". Les deux galettes chacun ont été préparées sous nos yeux par un petit gars qui sait fichtrement manier le bilig.

On s'est finalement endormis au doux son d'une berceuse très connue du nom de "et on fait tourner les serviettes" entonnée par la tombola de la poissonnerie du coin. 

Far West (partie 2)

Puisqu'on est dans le touristique, restons-y. Je n'avais jamais vu le Mont Saint Michel donc ce fut l'étape suivante.

Le frère de l'Homme nous avait conseillé de nos garer dans le village juste avant (Beauvoir) et de rejoindre les départs de navettes par le chemin de halage. On avait les vélos alors c'est exactement ce que l'on a fait.

La première rue du Mont draine tous les touristes et est bondée de monde. Elle ressemble plus à une allée commerciale de parc d'attraction qu'à autre chose. Du coup on a bifurqué dans la première mini contre allée qu'on a trouvé. Elle était à peine plus large que les épaules de l'Homme mais totalement déserte. Finalement l'intérêt du Mont c'est surtout les petites rues où peu de monde va (je pourrais me lancer dans une dissertation sur le fait de suivre le troupeau ou non mais je risquerais de me saouler moi même...)

Vers 15h, quand le ventre a réclamé sa pitance, on est entré dans une petite crêperie. Ça s'appelle "La Cloche", dans le haut de la rue principale. Les prix sont plus qu' honnêtes pour l'endroit, les gens super sympas et les galettes et crêpes à tomber par terre. Super.
Le Mont Saint Michel est entouré de vase et subit les assauts du vent. Pourquoi je parle de ça? Parce que il y avait du soleil. Et alors? Et bien on avait des chapeaux. Celui de l'Homme a donc décidé d'aller faire un petit bain  de boue et de faire courir son propriétaire. 
Du coup,  on s'est dit que le retour en navette plein de petits japonais avec de la vase jusqu'aux genoux, ça le faisait  moyen mais que le pont à pieds ce serait très bien. Pis comme ça, on pourra tester la nouvelle douche sous pression de décathlon. Et bien c'est top.

Far West (partie 1)

Le 15 août à Saint-Malo, c'est comme qui dirait chargé.

Du coup, pour trouver des places de parking, dans la ville c'est même pas  la peine. Mais la ville de Saint-Malo a tout prévu : le parking  situé derrière l'hippodrome est certes payant (3€ pour les voitures et 5,50€ pour les camping-car avec électricité comprise) mais au terminus d'une navette gratuite jusqu'au port de plaisance, au pied de la vielle ville. 

Au pied des remparts, une retenue d'eau fait office de piscine où l'eau est chauffée par le soleil entre chaque marée.


En haut d'un escalier, la mouette pose pour les touristes.

samedi 4 janvier 2014

Du Nord au Sud et d'Est en Ouest (partie 3 - 04 janvier 2014)

On a donc passé la nuit dans un petit parking de la ville (qui s'est au petit matin avéré être à côté d'un cimetière... au moins les voisins sont silencieux !). Et on a passé la journée au parc (le site du parc).

On a payé les 10€ de parking (où les places pour camions se trouvent tout près de l'entrée du parc, héhé, pour une fois que c'est un avantage d'être "hors gabarit"!!) et les 30€ chacun d'entrée,  et on s'est précipité aux toilettes (bin oui, quand on campe en ville, pour faire pipi, c'est pas toujours possible...).
Le parc en lui-même est top ! Déjà la déco est sympa et très dans le thème hivernal. Je suppose qu'ils changent pas mal de choses au printemps. Il y a des cabanes à bouffe un peu partout et surtout c'est varié. Bon, moi, on est aux Pays Bas, je veux des Kroket. Le reste je regarde même pas (Bouh, la salle gosse !). Pis il y a des toilettes propres et sans queue dès qu'on s'éloigne un peu de l'entrée.

Le premier manège qu'on a fait, c'était des bobsleigs. On a un peu foiré l'entrée car on est passé par les solos alors que les gens sont tous par pair. Il a pu passer assez rapidement mais je suis restée en plan jusqu'à ce que l'ouvreur ai pitié de moi et me fasse passer (avec mon Il qui a eu 2 tours pour le prix d'un). Ce fut assez impressionnant parce que les wagons sont quasiment toujours en roues libres dans les descentes et virages.

Bon autant l'avouer tout de suite : on est des fans de gros manèges et roller-coaster en tout genre. Du coup on a filé tout droit vers le "Joris en de braak" (Joris et le dragon  en français ?). Celui-là, il est top. Déjà, l'ossature est toute en bois, ce qui donne un côté bruyant et mobile à la structure, et c'est super joli. En plus, c'est un double circuit. Avant de commencer, il faut choisir entre le feu et l'eau. Les deux parcours sont plus ou moins en miroir mais se croisent, se passent l'un dessous l'autre, ... Les départs sont lancés comme une course entre les deux circuits et à la fin le vainqueur arrive sous les hourras et l'autre se fait huer. Comme partout, les décors sont chouettes. Et puis ça va vite et on décolle du siège à chaque bosse, les virage rudes où on se demande si on va pas décoller. Tout ce qu'on aime. En tout, celui-là, on l'aura fait 6 fois !!

La journée aura été longue : de 11h à 20h dans le parc, et on a enchaîné les tours. Au début de la journée, les queue étaient un peu longues (pas plus de 45 minutes quand même, ça va, c'est pas les 3h qu'on peut voir dans certains autres parc plus connu, mais bon la saison doit y être pour quelque chose). En fin de journée, à partir de 17h, il n'y a plus qu'une dizaine de minutes d'attente pour les grosses attractions.

En  suivant la liste, on a fait aussi le Python : une montagne russe à double looping et double vrille. Autant dire qu'on passe le plus clair du temps la tête en bas. Celui-là est vraiment très bien mais un poil court. Mais bon, c'est rapide et efficace. On a même eu droit de voir la mise en place du deuxième wagon, mécanique plutôt intéressante à voir. Celui-là, on l'aura fais 4 fois.

Ensuite, on a fait le "Voget Rok" (le condor?). C'est encore une montagne russe, mais dans le noir. Mais vraiment dans le noir. Il n'y a que de tout petits moments éclairés, sinon c'set la nuit totale. Du coup, les sensations ne sont pas les mêmes et après 3 passages, je suis toujours incapable de dire à quoi ressemble le tracé. J'adore !!

Entre toutes ces émotions, et histoire de pas être malade, on a fait des trucs plus calmes. Le premier est une maison hantée ("la villa volta"). Après une intro un poil longuette (surtout en neerlendais, on comprend rien), on entre dans une salle avec 2 fois 2 rangées de bancs qui se font face. Une vague barre tiens les gens en place (un peu comme dans les chenilles...). Et là, y'a tout qui se met à basculer. Le socle avec les bancs dans un sens et le décors dans l'autre; Pis ça repart dans l'autre sens. On n'a plus aucun point de repère et après une petite minute on ne sait plus vraiment dans quel sens on est alors que je ne pense pas qu'on bouge énormément.

Deux autres attractions sont assez similaires entre elles : le "Fata Morgana" (la croisière orientale?) et le "Droomvlucht" (comment ça se prononce ??? en français c'est le monde enchanté). Dans une barque ou dans une nacelle on visite des tableaux magnifique avec des mécanismes en tout genre. C'est beau, ça fait rêver et ça repose. C'est donc un très bon interlude.

À partir de 16h la nuit tombe et tout s'illumine petit à petit. De grands feu sont aussi allumé un peu partout permettant aux gens de se réchauffer. C'est agréable, le temps d'un hot dog (avec un bonnet en cadeau, serait-ce un pays où il fait souvent froid?).
On a également fait un tour de Pagode volante, qui monte assez haut pour avoir une vue d'ensemble du parc.

Pour en finir avec Elfteling, l'une des choses qui nous a marquée, c'est son accessibilité. Autant pour les familles puisqu'un grand nombre d'attractions s'adresse à des enfants (ski de fond, patin à glace, cabane à contes, ...), que des carrioles sont disponibles pour trimbaler les mioches, mais aussi pour les personnes handicapées. Tout est adapté pour qu'elles puissent passé et je sais que ce n'est pas le cas partout. Sur le plan, il n'y a que 4 attractions inaccessibles, et c'est pas les plus remuantes. Ça c'est vraiment une très bonne chose !!

Bref, c'est vraiment un parc super à faire au moins une fois !! 

vendredi 3 janvier 2014

Du Nord au Sud et d'Est en Ouest (partie 2 - 03 janvier 2014)

Après une bonne nuit de sommeil (12h, c'est pas rien!!), on a tenté une deuxième fois les grottes. Finalement, la dame (fort sympathique) de l'office de tourisme nous a appris qu'en fait, dans le coin, tout était fermé "jusqu'à carnaval". Comme Rochefort (rappelons que la thématique de ce début de road trip c'est "Bière et Fromages Trappistes") est fermé aussi, bin tant pis. On a quand même acheté un lot de Rochefort à cet office de tourisme si accueillant qui nous a donné tout un tas de bonnes adresses (promis on reviendra plus tard, il y a des grottes, des gouffres et des parcs partout par ici et en plus c'est tout mignon).
Après ça, on a repris l'autoroute E411 qui, comme beaucoup d'autoroute belges, est dans un état épouvantable (contrairement aux petites routes qui elles sont flambant neuves). Pas étonnant qu'elles soient limitées à 120 km/h ces autoroutes. Donc, je disais, autoroute E411, direction Namur. Là c'est clairement moins beau et très industrialisé, en tout cas depuis l'autoroute qui passe sur un viaduc très haut.
Là on est sorti reprendre les petites routes car le but de la manœuvre est essentiellement d'éviter Bruxelles. On a eu le malheur d'y mettre les pneus un an avant et on a mis près de 2h à en trouver la sortie !!
Donc on a pris direction Louvain (qui a tendance à se changer en Leuven dès la limite des Flandres passée, limite facile à percevoir : tout d'un coup, tous les noms changent et deviennent plus ou moins imprononçables). De Louvain, on a pris direction Aarchot pour rattraper l'autoroute E313. Mais le drame de Bruxelles a de nouveau frappé e dans Aarchot, pas moyen de trouver la bonne direction. Une très grosse demi-heure plus tard (ce qui est un exploit pour un patelin de trois rues), on a enfin pu sortir de là vers notre autoroute.... ou pas. On l'a longée longtemps, très longtemps, pour finalement prendre la clé des champs par la N153 (qui passe à Lille...) qui rejoint Malle et donc Westmalle (rapport à notre thématique, on se concentre....)
Là on a bu un chocolat/thé au café Trappisten et acheté nos bières (enfin les sienne, moi je suis privée de fromage pour l'instant...). Et en cadeau, pour fêter la nouvelle année, on a eu droit à une brosse pliante (pour ces mesdames) et un kit de premier soin (pour ces messieurs). Ils sont sympa ces belges !!
On a repris la route vers les Pays Bas par la E19. Le but est d'atteindre la proximité du parc d'Elftelling où on passera la journée de demain.

jeudi 2 janvier 2014

Du Nord au Sud et d'Est en Ouest (partie 1 - 02 janvier 2014)

Pour fêter une nouvelle année et une nouvelle étape, on a fait un road trip.
On est parti de l'Ouest des Ardennes, quelque part entre Rethel et Charleville-Méziières. Direction notre première étape, à proximité de Chimay, à l'Abbaye qui produit la bière du même nom. Bon en fait, l'abbaye n'a pas le même nom de Chimay, mais de Scoumont, et qui est située près du village de Rièzes.
La route, par Rumigny, Auvillers-les-Forges, Eteignières et l'Escaillère est ploût jollie, bordée de maisons en pierres bleues. L'abbaye est elle aussi en pierres bleues. Le moine à l'entrée est souriant et en ce 2 janvier, le lieu est quasiment désert. Après une courte balade dans le jardin et un tour rapide dans l'église (qui pour nous, très naïfs et absolument pas croyants, nous a semblé très blanche et sobre contrairement à ce que nous connaissons. Par contre même type d'architecture...). On est ensuite ressorti car la vente de bières (ce qui nous amenait là à la base, se fait dans un resto-café-point de vente situé à quelques centaines de mètres de là (faut suivre les pancartes "vente de produits du terroir"). Manque de bol, c'était fermé.

Comme il fallait bien oublier quelque chose, c'est ma veste qui s'est portée volontaire. On a donc rebroussé chemin, bredouilles, direction notre point de départ. On prend donc les mêmes (plus une veste, utile en hiver) et on recommence. Notre direction est cette fois-ci Han-sur-Lesse, en passant par Fumay et Givet. Entre ces deux derniers, outre la découverte progressive de la centrale de Chooz (chose peu réjouissante quand même, c'est moche une centrale !) nous sommes passés au travers d'une carrière (étiquettée "de pierres bleues de Givet" ou "de granulats" selon le côté de la route). Dans le rétro, au dessus de la montagne de gravats, un ciel rougeoyant qui donnait à l'ensemble un côté apocalyptique. L'arrivée à Givet nous a permis de faire une jolie photo de ce ciel sur le fort de Charlemont semble-t-il.

Le ciel qui n'était déjà plus si rougeoyant, comme quoi on ne mitraille jamais assez vite (ou comme quoi faut toujours profiter de l'instant avant de faire des photos parce que le temps de sortir l'appareil, c'est fini)


 Trouver les Grottes de Hans fut facile, savoir si elles étaient ouvertes un peu moins vu l'heure. Du coup on s'est dit "on verra bien demain... Et si on se posait pour la nuit ?"
C'est donc à la sortie de Resteigne qu'on a trouver notre bonheur, en face du château de... Resteigne (je sais, ça traîne en longueur et vous êtes fatiguez, mais on est presque arrivé...), sur la rive droite d'une petite rivière. 
Le château de Resteigne

C'est une immense place bétonnée isolée de la route par un grand mur et parsemée d'énormes blocs de roche et relativement plate.
C'est tellement grand comme place que le camion, il a l'air tout rikiki

Après avoir cherché en vain une interdiction de stationner, on a fermé les écoutilles et bonne nuit les petits !!

Ah au fait, petit Nota Bene en passant : attention aux dos d'ânes belges. Ils ont l'air tout plats et inoffensifs, mais ils sont traîtres !!


mercredi 17 octobre 2012

Première sortie

Le jour où j'ai enfin pu aller cherché le fourgon, c'était en pleine semaine, et, bien sûr, mon cher et tendre travaillait en déplacement la semaine... Le lourd choix fut pour moi de décider si je voulais le fourgon là, maintenant, tout de suite, ou si j'avais la patience d'attendre le vendredi, jour de retour de l'homme de la maison...
Forcément, j'ai fait ma gamine un matin de noël...
Moi pauvre petite conductrice de voiture citadine, je me suis retrouvée catapultée au milieu de la circulation dense du rush de 18h à Nantes au volant d'un monstre jaune....
J'ai donc eu du mal : j'ai calé bien trois fois avant de sortir du parking, trois autres fois pour m'engager sur le premier rond-point qui semblait si petit, si plein de voitures pressées par rapport à ce fourgon si grand, j'ai mis en route par erreur le régulateur de vitesse (à 60km pour ne rien gâcher... la sensation de la voiture qui accélère quand on voudrait qu'elle ralentisse, c'est sympa, tiens!!) en plein milieu du deuxième rond-point (quelle idée de vouloir mettre ses clignotants aussi...)... tout ça en même pas 50m, un reccord je crois!
Ensuite ça a été mieux. Une deux fois deux voies bouchée et j'ai pu me faire à l'embrayage, à ce qu'il faut mettre de gaz pour ne pas caler, au bruit, au volant, aux pédales, à la vue (que vois-je, au loin, ne serait-ce pas une voiture orange ? si, si, là, à 200 m devant, tu la vois pas ? Ah bin non, t'es au ras des pâquerettes toi !!!). Bon par contre, les bouchons, c'est bien sur du plat, mais en côte pour grimper tout en haut du pont de Cheviré...Merci les démarrage en côtes !!  Et faut pas croire que c'est comme en voiture hein, parce que je veut bien me servir du frein à main et tout et tout, main quand je le desserre, ce foutu frein à main... je suis tellement obligée de me pencher de mon siège que soit je vois plus la route, soit je me démonte les cervicales!!
Et puis il y a l'arrivée à la maison, le retour des rond-points (mais qu'est-ce qu'ils ont, dans l'ouest, à en mettre partout ???) et les joies du parking.
Enfin je fut garée et pleine de "demain, je prendrais plutôt la voiture, j'ai trop peur en camion"...
Mais bien sûr ! A partir de ce jour, j'ai vu la route en jaune!